Diversité altermondialiste

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multicolore et multitextile

mercredi 2 janvier 2019

Avec les gilets jaunes sans communautarisme.

Avec les gilets jaunes sans communautarisme.
Parce que nombre de gilets jaunes portent massivement des revendications sociales (« plus pour en-bas, moins pour en-haut ») et démocratiques (RIC) qui ne sont pas prises en compte, depuis fort longtemps, par les élus de droite (c’est normal) ou de gauche modérée (de Mitterrand 83 à Hollande), nombre de personnes, pas forcément des classes sociales modestes (de 0 à 2 smic), les soutiennent sans communautarisme.
I - SANS COMMUNAUTARISME
- Communautarisme, forme de racisme
On peut se sentir profondément solidaire d’un groupe humain sans pour autant tout admettre de ce groupe. Surtout des plus réacs ! Les communautaristes soutiennent tout le groupe y compris les réactionnaires. C’est contestable, détestable souvent ce procédé !
Les communautaristes de la nation se disputent avec les communautaristes des minorités. Dans les deux cas il y a, d’une certaine façon, d’une part « procédé de racisation » et d’autre part « couverture des éléments réactionnaires qui peuvent ainsi continuer d’agir ».
- Refuser les réactionnaires sans généraliser.
Dans tout groupe humain on trouve des réactionnaires, des amoureux de la hiérarchie, des inégalités entre hommes, entre hommes et femmes, infériorisant et stigmatisant tantôt les ouvriers et employés trop peu travailleurs (cf « bras cassés » 1994) sous prétexte économique (efficacité) ou de « mérite » ou autre idéologie proto-capitaliste à la Spencer (darwinisme social bien porté par le néolibéralisme) , tantôt les homosexuel.les ou les trans, LGBTQI, etc, etc.
Exemple : Dans nombre de « communauté » religieuse large, on trouve un secteur variable de ce qu’on appelle les intégrismes religieux : Fraction des Évangélistes et pentecôtistes en Amérique du nord et du sud, Musulmans intégristes, Catholiques intégristes aussi. On peut très bien soutenir ou du moins avoir des relations avec les éléments progressistes et refuser les éléments réactionnaires qui viennent grossir les rangs d’un contre-mouvement social et transnational. Il en est de même pour les gilets jaunes.
II - EN DEFENSE DES GILETS JAUNES
- Une défense sélective du peuple d’en-bas
Nous défendons les gilets jaunes qui bousculent l’ordre dominant oppresseur et nous refusons les gilets jaunes qui s’incrustent à cette mouvance d’en-bas pour diffuser leur racisme et leur xénophobie sans se soucier réellement de la question des « fins de mois difficiles » qui n’est qu’une accroche pour entrer dans un groupe.
- Non au racisme anti-gilets jaunes
Sur Mediapart certains (dont Lancêtre) , photos à l’appui, laisse entendre sans preuve (car ce n’est pas possible aujourd’hui) que ces éléments (qui existent et que nous combattons aussi) formeraient la quasi-totalité du mouvement ou de la mouvance gilet jaune, que ce serait donc qu’un contre-mouvement réactionnaire, voire fasciste (débat sur le fascisme). C’est faux !
Nous pensons qu’il s’agit d’un racisme anti-gilet jaune. On en saurait insulter tout un groupe humain à partir du comportement ou de l’idéologie mortifère d’une fraction de ce groupe.
- Un anti-racisme du bloc d’en-haut
Ces méthodes pseudo anti-racistes servent les puissants. Car on peut (et on doit) critiquer les racistes sans généraliser . La généralisation est un mécanisme fautif pour un antiraciste ! Cela peut sans doute arriver à tout le monde ! Ne soyons pas élitiste ! Mais il convient de s’en prémunir !
On trouve ici une sorte d’antiracisme politique d’un autre type, bien en appui du Marcronisme et derrière Macron de la Star-up nation ou de l’Entreprise-France et de ses « premiers de cordée », ce que fustige les gilets jaunes à bon droit.
Christian DELARUE

lundi 31 décembre 2018

PYRAMIDE : Le peuple d'en-bas sous deux formats

PYRAMIDE : Le peuple d'en-bas sous deux formats
Le surgissement des gilets jaunes dans les espaces publics, de France et d'ailleurs, en novembre-décembre 2018 (et après) , a fait surgir autrement la question du "peuple social" ou du "peuple d'en-bas". 
On y lit une conception des subalternes sans racisation ! Subalterne soit de rang inférieur dans la hiérarchie de l'Entreprise-France ou de la Start-up nation qui calque toute la vie sociale sur le modèle de l'Entreprise capitaliste. En somme on quitte la soumission au patron en entreprise pour passer, hors travail, à la soumission aux "premiers de cordée", ceux qui rendent les fins de mois difficiles !


XX
LOIN DU PEUPLE COMMUNAUTAIRE

Il ne s'agit pas des différentes formes du "peuple-totalité" ou peuple communautaire, visant les quasi 100% de la population, entendu soit comme l'ensemble des résidents d'un pays sur un territoire y compris les mineurs, soit comme peuple-nation qui peut exclure les résidents étrangers, soit comme peuple démocratico-citoyen disposant des droits de citoyenneté à partir de 18 ans.
Ce peuple démocratico-citoyen a sa légitimité mais n'oublions pas non plus qu'il sert à la doxa de référence à la défense de la "démocratie réellement existante", soit un dispositif élitiste de type centriste qui mérite critique sur plusieurs points : les citoyens ne font pas les lois (thème du RIC ) , le dispositif présidentialiste (qui avec Sarkozy et Macron tourne en césarisme) et parlementariste (si peu populaire, si fortement classes moyennes supérieures).
On peut répertorier d'autres peuples à contenu transclassistes ou interclassistes qui ignorent les distinctions internes de classes sociale: peuple ethnique, peuple indigène, etc...
Ce qui est à noter ici au plan analytique, à la suite du mouvement gilets jaunes de novembre-décembre 2018 (et qui n'est pas terminé) c'est une conception nouvelle qui distingue le peuple et la classe sociale dominante.  Ce peuple ne peut plus être confondu avec un peuple englobant, cache-sexe du classisme (domination de classe ou politique de classe - CD), se nomme peuple d'en-bas ou peuple social. 

XX
DEUX FORMATS DU PEUPLE 

Deux formats sont à distinguer en cette fin d'année 2018 : le spectre large à 99% et un spectre plus restreint du peuple d’en-bas.:

1 - En spectre très large on a le peuple-classe (99%) opposé au 1%, la classe dominante 
La classe dominante (bicéphale) est conçue comme à l'offensive (classisme) contre les classes populaires (loto sensu) car elle mène des politiques d'austérité variable, que ce soit globalement ou sectoriellement (dans l'emploi, au travail, en entreprise ou dans la fonction publique)
Aménagement 1 : D'après ATTAC, avec M Macron, ce serait un bloc de 5 % d'en-haut qui serait avantagé par sa politique fiscale. 
LES RICHES du 5% d'EN-HAUT (ATTAC) : BLOC SOCIAL D'EN-HAUT - Amitié entre les peuples
Mais cela ne change pas la conflictualité-type peuple-classe en résistance au 1% classiste.
Aménagement 2 : Auparavant, je pouvais faire aussi, comme suite à divers travaux d'économistes, comme Thomas Picketty, une mention particulière au dernier décile d'en-haut comme couche sociale hétérogène, non pas riche mais aisée, bénéficiant d'un contenu patrimonial certain et pouvant devenir - politiquement - "bloc d'appui" du 1% et de la « stratosphère » (T Picketty).

2 - En spectre plus étroit, il y a "le peuple d’en-bas des gilets jaunes"
Sans-culottes ou plèbe moderne il est de format plus étroit que le peuple-classe. 
Le peuple d’en-bas est en position la plus subalterne. Il rassemble les classes sociales - sans distinction de « races » - les plus soumises au pouvoir des classes dominantes, toutes celles qui vivent le plus mal, avec des fins de mois difficiles, de 0 (pauvre) à 2 SMIC.
Il forme, on l'a dit, un bloc social d’en-bas , bloc signifiant alliances de classes sociales ici d'en-bas :pauvres, modestes, moyennes basses.
Ce peuple d'en-bas des gilets jaune est subjectif car il agit, il lutte. Ce n'est pas un peuple objectif, pensé et théorisé.
Actif et en lutte maintenue : Des petits patrons soutenaient le 17 novembre ; dès le lendemain, ils réclamaient « un retour à la normale » : pas question de mettre en danger leurs bénéfices ! En réalité, ce sont « celles et ceux d’en bas » qui se révoltent ; avec forte présence des femmes.

3 - OUVERTURES THEORIQUES.
« bloc d’en-haut - bloc d’en-bas avec un entre-deux incertain »
Le peuple-classe est certes issu de la mobilisation "Nous sommes les 99%" d’Occupy Wall Street : il a donc été "peuple d'en-bas en lutte", repris par les révolutions du sud il y a quelques années, mais il est devenu plus désormais - pour moi en tout cas - un peuple pensé et théorisé contre la doxa qui masque le classisme, le conflit de classe entre les élites néolibérales et le reste de la population.
Toute théorisation connait des aménagements du fait des critiques mais aussi du réel. C'est pourquoi il apparait à l'issue du phénomène "gilets jaunes" qui s'est internationalisé une distinction nouvelle : bloc d'en-haut - bloc d'en-bas avec entre un entre-deux incertain que l'on nomme les classes moyennes et qui sont un enjeu de mobilisation pour un bloc ou un autre. 
Autres questions
Comment le bloc d'en-bas devient peuple-classe ou formation nationale-populaire ? 
Quel contrat élite-peuple permet cette promotion collective d'en-bas pour éviter que la plèbe moderne (gilets jaunes) reste dans la précarité et les fins de mois difficiles (de 0 à 2 smic )!
xx
Le ruissellement en image !

ruissellement © ruissellement@CDruissellement © ruissellement@CD
Le festin c'est pour l'entre-soi des riches du 1%, pas pour le peuple-classe et surtout pas pour le peuple d'en-bas en gilet jaune.
Mais pour l'un ou l'autre les miettes économiques comme les miettes démocratique sentent mauvais.
Du ruissellement merdique en quelque sorte !



dimanche 30 décembre 2018

Théorie du ruissellement vue par le peuple-classe.

Le 1%, son festin en entre-soi, ses miettes liquides nauséabondes (dites ruissellement) sur le peuple-classe 99%. 

Une fraction d'en-bas de ce peuple-classe a mis le gilet jaune pour le partage et l'égalité au travers de la justice sociale. Ils allèrent même jusqu'à critiquer la "démocratie réellement existante" qui laissait les décisions à celles et ceux d'en-haut et quelques miettes de votations pour le peuple-classe.

Christian DELARUE

samedi 29 décembre 2018

L’OPA de Florian Philippot sur les gilets jaunes est hors jeu !

L’OPA de Florian Philippot sur les gilets jaunes est hors jeu !
OPA par dépôt de la marque « Les gilets jaunes » à l’INPI. Premier texte lu sur RT (1 )


Clownesque ou odieuse elle fait réagir !
M Florian Philippot, extrême-droite nationaliste du groupe politique « Les Patriotes », veut « rapatrier » et « marquer » officiellement les termes « gilets jaunes » sous son parti politique. Cette appropriation détestable se distingue d’une initiative visant à placer un ou des gilets jaunes sur sa liste électorale (quoiqu’on en pense).
1) Prenons certains éléments qu’il instrumentalise sans voir les différences de positions
Certes on trouve une dimension identitaire, plutôt implicite, chez les gilets jaunes mais elle est transversale à la société française et transcourant politique (dans chaque parti) : l’immense majorité ne veut pas mélanger religion et mouvement GJ. Les signes ostensibles de religion (SOR) y sont très rares ! Il y a des exceptions.
On y voit parfois des drapeaux bleu-blanc-rouge (BBR) mais ce n’est pas nécessairement contre les migrants internationaux contraints, ni une allégeance au 1% d’en-haut de France. Par contre il y a pour les migrants souci d’intégration. Ce positionnement n’est ni RN ni gauche radicale !
On peut y voir aussi une contestation de l’Union européenne mais une contestation d’en-bas, par en-bas, pour en-bas, ce qui se cale mal avec un souverainisme national, faisant la part belle au MEDEF.
2) Les Gilets Jaunes sont un mouvement hétérogène d’en-bas de la société civile,
Il sont aussi et surtout hors parti(s) politique(s) et hors syndicats de travailleurs
Il apparait donc faux - voire illégal - qu’un parti puisse s’approprier cette mouvance se déployant hors toute institution.
Les Gilets Jaunes sont aussi en définition ouverte : à choisir : Retour ligne manuel
- les classes populaires plurielles Retour ligne manuel
- les classes sociales modestes et moyennes basses (de 0 à 2 smic) Retour ligne manuel
- le peuple d’en-bas Retour ligne manuel
- le bloc social d’en-bas (alliance de classes sociales)
etc
- Au figuré : Les GJ sont en quelque sorte les sans-culottes d’aujourd’hui.
M Philippot représente la France d’en-haut et sa branche la plus xénophobe !
Or la revendication globale d’une justice sociale et fiscale s’oppose frontalement aux classes dominantes du 1% d’en-haut tant au plan de l’UE (pas de chance pour les Européistes libéraux ou socio-libéraux) qu’au plan national (pas de chance pour un souverainisme de droite ou de centre-gauche).
Celle du RIC ou du RIP est déjà plus « récupérable » au sens ici de dévoiement au profit de la « démocratie réellement existante » et de la « République réellement existante » . Mais cela est possible et normal .
Christian DELARUE
cf
1) Les Patriotes de Florian Philippot déposent la marque « Les Gilets jaunes » en vue des européennes — RT en françaisRetour ligne automatique
https://francais.rt.com/france/57268-patriotes-florian-philippot-deposent-marque-gilets-jaunes-europeennes

mercredi 26 décembre 2018

Chrétiens en gilets jaunes, solidaires des classes sociales modestes !

DIEU avec les GJ ?
Chrétiens de gauche en gilets jaunes, solidaires des classes sociales modestes !
Certains « Gilets jaunes », des femmes surtout, se disent chrétiennes (catholiques semble-t-il) et montrent une forte sociabilité sur les rond-points en participant aux diverses activités . En y restant durablement (car tous ne restent pas des heures sur un même rond-point ). Chaque lieu s’organise comme il veut.
Soit elles sont elles-mêmes de condition sociale modeste (chômeuse, smicarde, précaire, etc) , soit elles sont solidaires des gilets jaunes comme des « nouveaux pauvres ». En tout état de cause on retrouve ici une sorte de branche « théologie de la libération » qui se distingue d’un christianisme « bobo » ou « bcbg », beaucoup plus en critique de ce mouvement populaire.
On trouve en effet des chrétiens éloignés de ces considérations sociales et plutôt porteurs de critiques : « Ils sont trop violents », « ils ont »vu un gillet jaune en 4X4« , »il y a des racistes« , »à deux fois le smic on n’est plus un pauvre !" etc... Et les autres passent à la trappe de la sympathie chrétienne !
Pour certains et certains, plus proches des Gilets jaunes mais néanmoins hésitants, il y aurait trop de « contre » et pas assez de « pour » . Or tout mouvement de masse commence par des positions en « contre » avant d’aller, chemin faisant, vers des positions en « pour ». Ici le sociologue rejoint l’expérience du syndicaliste ! De fait les GJ passent peu à peu de la critique d’en-haut (le 1%) à la perspective de justice sociale et fiscale. Mais ce n’est pas simple. Souvent, d’ailleurs, il apparait bon de garder ensemble, le contre et le pour !
criseGJpistescatho © CDcriseGJpistescatho © CD
Enfin, pour avoir parcouru deux revues catholiques « La Vie » et « Pelerin » je n’ai pas franchement lu d’appel à la solidarité avec les GJ.
JC Guillebeau valorise longuement les GJ mais que sur le volet sociabilité et même joie de vivre ensemble mais ne dit rien - pas un mot - du pourquoi ces gens sont ensemble : Ni de ce qu’ils rejettent en terme d’austérité d’en-haut contre les classes modestes , ni de ce qu’ils veulent positivement au titre des conditions sociales, matérielles et financières, pour une vie meilleure. Spiritualité ne doit pas rimer avec hypocrisie !
Benoit Fidelin arrive même à mettre Marine Le PEN et Jean-Luc MELENCHON sur le même plan à propos des GJ violents d’une façon peu claire ! On sent un positionnement politique centriste, de facture conservatrice de l’ordre des choses. Rien qui puisse témoigner d’une compréhension à l’égard de celles et ceux d’en-bas, de 0 à 2 fois le SMIC !

Christian DELARUE

lundi 24 décembre 2018

Gilets jaunes non racistes

Gilets jaunes non racistes

http://amitie-entre-les-peuples.org/Gilets-jaunes-non-racistes
Préalable :
Il n’y a pas de gilet jaune officiel pouvant dire une ligne, une orientation sauf quelques revendications générales de justice sociale et fiscale puis dans les derniers temps une volonté de changement démocratique avec le référendum d’initiative citoyenne (RIC) ou populaire (le RIP). Le tout se discute encore sur les ronds-points de Noel.
Ceci étant précisé, il importe de souligner que l’immense majorité des gilets jaunes sont soit clairement antiracistes et non xénophobes (contre les migrant.es internationales contraint.es) soit plus simplement à dire ces questions hors sujet chez les Gilets jaunes. Hors « objet social » en quelque sorte !

XX
On trouve ici ou là quelques ronds-points tenus par des « patriotes » très imbus de nationalisme viscéral très éloignés des revendications sociales des Gilets jaunes aux fins de mois difficiles. Ces patriotes détournent les revendications au lieu de les défendre . Les Gilets jaunes existent ailleurs en Europe. Ils sont le "peuple d'en-bas", le bloc social des classes sociales modestes et moyennes basses (grosso modo de 0 à 2 fois le smic) !
De fait, il y a certes des racistes, des xénophobes, des sexistes, des homophobes, des sécularistes (ultra-laicité) des sexyphobes, des sexoséparatistes chez les gilets jaunes... comme chez les français ! On peut les condamner - je le fais ici - mais sans faire pour autant du « racisme anti-gilet jaune ». Sans généraliser donc.
Les gilets jaunes ne sont pas plus racistes que les français globalement. Le racisme comme le sexisme, la lgbtphobie, se rencontre dans toutes les couches et classes sociales de la société française. Mais ce constat n’est pas une excuse pour signifier que le racisme antisémite ou d’une autre forme de racisme, n’est pas une opinion. La loi l’interdit. C’est donc condamnable.
Pour autant il faut se garder d’user du même mécanisme que les racistes. Partir de ce qui est très contestable chez certains (une minorité) et généraliser à tous. Or j’ai remarqué cette généralisation très contestable.
Cela ressemble par exemple au propos suivant : Des musulmans sont des intégristes sexyphobes ou-et sexoséparatistes, d’ailleurs tous le sont peu ou prou ! Ce type de raisonnement qui globalise est faux et source de racisme. Il s’agit d’une mise en communauté forcée.
Réciprocité des violences.
On constate aujourd’hui, au-delà des formes de critiques symboliques « primaires » de Macron (trancher la tête du roi, etc.) - dont certaines sont illégales - analysables comme réponses trop « basiques » au mépris de classe incroyable du locataire de l’Elysée, des formes de « richophobie » !
Il y’a aussi une vive critique des nouveaux mots contre le « vivre ensemble égaux de la République comme Star-up nation et Entreprise-France avec le peuple-classe derrière les »premiers de cordée« du 1% d’en-haut. C’est détestable ce langage. Détestable aussi le ’traverser la rue pour trouver un job ». D’autres encore !
La question des violences policières n’est pas traitée ici mais il y a des positions contrastées chez les Gillets jaunes : défense parfois, vives critiques souvent. Et cela se comprend le plus souvent.
La richophobie se comprend.
On peut certes répondre que « ce sont les oppressions qu’il faut haïr et pas les humains » (c’est partiellement vrai mais c’est surtout un bon mécanisme intellectuel de distanciation de la haine de classe) . Cependant l’argument a ses limites car ces oppressions dites systémiques ou structurelles contre le bloc social d’en-bas ont bien des individus porteurs. Elles ne tombent pas du ciel ! Elles viennent d’en-haut, tant des gouvernements de droite et de gauche (Mitterrand post 1983 à Hollande) et derrière, le MEDEF et l’Etat-medef (livre sur la Caste de Mauduit récemment) et plus globalement des classes sociales dominantes (au pluriel) ou du 1% d’en-haut.
Dans la mesure ou il n’y a pas violence - mais il y a aussi de la violence d’en-haut (pas d’hypocrisie), cette richophobie doit se comprendre comme une critique des responsables de la prédation économico-sociale et des fortes inégalités sociales.
Le Président de Renault-Nissan qui percevait 25 000 euros par jour était jugé grand voleur et ce même si son action s’inscrivait dans la loi ; et ce bien avant qu’il soit appréhendé au Japon. Ce qu’on appelle, plus ou moins justement, la financiarisation du monde, autorise légalement une sorte de prédation sociale et écologique fort nuisible quoique légale.
Christian Delarue

samedi 22 décembre 2018

Richophobie assumée

Richophobie assumée

Le 1% pillards du peuple-classe ! En tout cas le 1% accumule trop de richesse . C'est la redistribution qui est en cause. 

Haine des riches ? De quoi la "foule haineuse" a-t-elle la haine ? 

- de la prédation et de ses mécanismes
- de Macron et surtout de la politique
- des élites et surtout du fait qu'ils mènent des politiques favorables aux riches (cf ATTAC et les 5% d'en-haut)

Richophobie assumée ne signifie pas tout casser à priori, bien que cela ne soit pas exclus.
Richophobie ne signifie pas plus vouloir la richesse du 1% pour soi . Surtout pas !- 
Il s'agit surtout que les riches - le 1% d'en-haut pour être précis- paient vraiment beaucoup plus pour que les pauvres aient plus ! C'est une redistribution vers le bas qui est demandé. L'inverse de ce qui se fait.

Etre richophobe ne signifie pas tout casser bien que cela puisse surgir avec l'insurrection qui vient. Les casseurs ne sont pas ceux qu'on croit ! Qui casse les "appuis sociaux" qui permettent aux jeunes de devenir adulte et aux séniors de rebondir ?
Il y a les casseurs d'en-bas qui sont épisodiques et les casseurs d'en-haut qui cassent en silence, avec des lois. Il y a aussi ceux qui cassent les individus au nom de l'Etat.

Richophobe signifie critiquer une 'élite particulière qui glose sur la méritocratie non pour accroitre la connaissance de tous comme tout bon prof le fait mais pour se gaver de pognon comme on dit certes vulgairement mais fort justement ! 

Richophobe c'est pour diminuer la richesse des riches pour mieux la répartir ! C'est un vecteur de la justice sociale et fiscale !quand les élites n'entendent rien et continuent la même politique de privatisation et d'enrichissement des riches. 

LU (décembre 2018) 
Primes variables versées selon les entreprises (dans le privé) :
1 er niveau (classes modestes) : jusqu’à 1,5 fois le Smic , 
2nd niveau (moyen bas - au-dessus) : entre 1,5 et 2 Smic = somme moindre . 

Quid des fonctionnaires sur ces deux niveaux ?
Les retraités ?

Ici on peut voir que c'est surtout un mécanisme de domination, d'oppression et d'exploitation qui est critiqué.

Quand Sartre disait "Pour aimer les hommes, il faut haïr ce qui les opprime", tout est dans ce "ce". La réaction n'est pas dirigé contre un groupe d'hommes ou des individus mais contre les mécanismes de l'oppression. 


Christian DELARUE

NB : Dire "lutter contre inégalités contribue à un appauvrissement moyen de la société" n'est pas une réponse car nombre gilets jaunes se moquent de "l'appauvrissement moyen" (moi aussi d'ailleurs s'agissant de la France vu sa place au PIB) mais pas de la pauvreté des pauvres et la faiblesse des revenus des classes modestes .